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Pas d'inquiétude : je hais les spams !

Il était une fois… la Joconde et moi !

     Le portrait le plus célèbre de la planète n’a, certes, pas besoin de mes services pour faire sa pub. Qu’importe, j’ai envie de vous raconter mon tête-à-tête privé et mémorable avec la belle et mystérieuse Joconde. Cette rencontre va par ailleurs vous faire découvrir une petite partie des coulisses du musée du Louvre. Comme cette histoire autobiographique ne date pas d’hier (elle a une quinzaine d’années) et qu’elle figure au Panthéon de mes souvenirs, j’ai choisi de vous la présenter  à la manière d’un conte de fée.

separateur     Il était une fois… la Joconde et moi !chateau

     Il était une fois une jeune fille qui avait été reçue à un concours du Ministère de la Culture et de la Communication. Sa toute première affectation la propulsa, elle et une vingtaine d’autres chanceux,  au cœur d’un château qui était également le musée le plus visité au monde. Le château était vaste, ne comptant pas moins de 60 000 m² de salles d’exposition ! Par conséquent, un stage d’accueil était organisé pour les nouveaux arrivants. Il comprenait notamment un après-midi « jeu de piste » au sein des collections. Cerise sur le gâteau, l’activité se déroulait le jour de fermeture du musée.

soleil     C’est donc par un mardi ensoleillé de juillet que la jeune fille se vit remettre une enveloppe. À l’intérieur, elle découvrit plusieurs questions destinées à  éprouver ses capacités d’orientation. Notre héroïne était inquiète. Avant ce jour, elle ne s’était rendue que deux fois au Louvre. Pourtant, n’écoutant que son courage, elle entama sa quête.

     Ce qui devait arriver arriva… elle se perdit ! Elle erra de salle en salle, de chef d’œuvre en chef d’œuvre. Elle croisa quelques personnes mais se garda bien de leur avouer son désarroi : elle avait sa fierté et vu que le musée était fermé, labyrintheil eût été difficile de se faire passer pour une simple touriste égarée. C’est ainsi qu’elle se retrouva dans une grande et majestueuse salle. En face d’elle, une femme la scrutait. La jeune fille ne reconnut pas immédiatement son observatrice.

appareil photo

Pourtant, elle l’avait déjà rencontrée. C’était bien des années auparavant, lors d’une sortie scolaire : elle l’avait vue de loin et entourée de tas de gens qui la photographiaient. Il fallait jouer des coudes pour l’approcher. La jeune fille qui n’était encore qu’une adolescente n’avait pas apprécié. Et avec toute la désinvolture de ses treize ans avait décrété que la Joconde c’était surfait ; une petite bonne femme dans son petit cadre, y’avait pas de quoi casser trois pattes à un canard.

ampoule

     Mais, à cet instant, rien ne pouvait lui paraître plus faux. Ces yeux qui la dévisageaient pénétrèrent au plus profond de son âme. En un éclair, elle ressentit le génie de Léonard de Vinci. Combien de temps dura ce tête-à-tête ? Sans doute pas plus d’une minute. La star du musée restait rarement seule. Il y avait toujours un peu de ménage à faire, un élément de sécurité à vérifier, un tableau à déplacer pour une restauration ou un prêt, toutes choses pour interrompre le moment de grâce d’une jeune recrue égarée… La jeune fille reprit donc son chemin encore toute émue de cette rencontre aussi fortuite qu’inespérée.

    joconde dans un chariot Environ deux ans plus tard, ce souvenir lui fut d’un grand réconfort : le déménagement de la Joconde dans ses nouveaux quartiers entraîna surcroît de travail et moments de stress. En effet, cette chère Mona Lisa fut invisible un jour d’ouverture. Autant dire qu’il fallut assurer la communication en amont et le jour j.

   homme à genoux  Cette même pensée l’empêcha également de s’esclaffer le jour où, alors que le musée fermait, un monsieur s’agenouilla sous la pyramide pour la supplier de le laisser voir « Mona Lisa » car il reprenait l’avion le soir même. Elle compatit sincèrement …mais ne put rien faire pour lui !

     Au bout de quelques années la jeune fille quitta le palais pour retourner travailler dans sa Normandie natale. Mais elle ne manqua pas de rendre visite à sa vieille amie dès qu’elle en eut l’occasion.

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     Voilà, ici s’achève mon récit. Peut-être La Joconde vous a-t-elle déjà conquis(e). Si ce n’est pas le cas, j’espère que la prochaine fois que vous lui rendrez visite, vous parviendrez à faire abstraction de ce qui vous entoure (les gens, le mouvement, les « no flash  please » réguliers de l’agent de surveillance…) et que vous la laisserez vous regarder. Car si on a tant vanté, étudié et commenté son sourire, moi ce sont ses yeux que je n’oublierai jamais.

     Je vous invite également à la découvrir à travers le « Focus » que lui consacre le Louvre (après quelques secondes de présentation, vous pourrez zoomer sur le tableau ou accéder à différents commentaires ).

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